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CPF : non au reste à charge obligatoire !

mercredi 22 février 2023 - ◷ 2 min

Une étude France compétences - DARES contredit l’argumentaire avancé par le gouvernement pour imposer un reste à charge aux actifs lorsqu’ils utilisent leur CPF.

Alors que le gouvernement, face aux nombreuses réactions négatives, dont celle de l’UNSA (1), hésite à entériner par décret son projet de reste à charge, la dernière étude France compétences bat en brèche l’un de ses arguments sur une supposée propension des actifs à utiliser leur Compte personnel de formation (CPF) pour des formations « plaisir » voire inutiles.

Selon l’étude, qui porte sur les entrants en formation 2021 et les sortants en 2022, 8 sur 10 des formations suivies avaient un objectif professionnel, 35 % des stagiaires concernés souhaitant améliorer leurs perspectives de carrière, 26 % être plus efficaces dans leur travail, 26 % également se reconvertir…

A l’inverse, seules 17 % des formations CPF sont sans finalité professionnelle, avec une préférence pour les formations en langues (31 % contre 16 % pour l’ensemble des formations) et en bureautique (14% contre 9%).

Le développement personnel, le souhait d’être libre de ses choix de formation sont des paramètres essentiels et des marqueurs de la philosophie d’origine de la loi de 2018 « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » que l’UNSA partage pleinement.

Seuls 8 % des actifs paient un reste à charge

Second enseignement de l’étude, le paiement d’un reste à charge est marginal, avec seulement 8 % des personnes entrant en formation sur les 15 % ayant utilisé un CPF avec abondement.
Les jeunes, les plus diplômés (12 % des utilisateurs avec un Bac+5 ou plus), les femmes (plus de deux points par rapport aux hommes) sont les catégories qui contribuent le plus sur leurs fonds propres. Ce reste à charge s’élève à 620 euros en moyenne.
Pour une personne sur deux, le montant correspond à moins de 20 % du coût de la formation.
Au regard de cette étude, l’UNSA est confortée dans son refus de l’obligation du reste à charge pour les salariés et restera vigilante quant à la position retenue par le gouvernement sur ce dossier.

(1) voir UNSA Mag janvier-février 2023

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